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Sculpture et architecture en Italie pendant le maniérisme
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L’influence de Michel-Ange est particulièrement forte chez les sculpteurs de cette époque. Certains d’entre eux, dont Baccio Bandinelli et Bartolomeo Ammannati, sont techniquement capables de reproduire la dimension et la puissance musculaire des personnages de Michel-Ange, mais sans égaler le maître en grâce et en subtilité. En revanche, Benvenuto Cellini est un artiste à la fois d’une grande sensibilité et d’une grande habileté technique, comme en témoigne son bronze de Persée (Loggia de Lanzi, Florence).

 

Le sculpteur le plus important de la fin du XVIe siècle est Giambologna, originaire des Flandres. Il arrive en Italie vers 1555 et est essentiellement actif à Florence. Il réalise de prodigieuses sculptures dans lesquelles la pose tourmentée de laVictoire de Michel-Ange est reprise et portée à de nouveaux degrés de complexité.
L'architecture italienne

Tout comme les peintres et les sculpteurs de cette période, les architectes maniéristes dédaignent la recherche classique d’harmonie, rejetant le style tempéré et rationnel de la haute Renaissance. De même, ils négligent souvent à dessein les règles de l’architecture classique. Cette tendance est perceptible dès le début des années 1520 dans des réalisations florentines de Michel-Ange, comme le vestibule de la bibliothèque Laurentienne (v. 1524) et la chapelle des Médicis, pour laquelle il construit une nouvelle sacristie (1520-1524 et 1530-1533). L’édifice maniériste le plus insolite est le palais du Tè de Jules Romain à Mantoue (début 1525), dont le style pittoresque et rustique s’accompagne d’une utilisation délibérément arythmique de détails classiques.

Un trait commun aux architectes maniéristes est leur amour des « vues », comme celle que réalise Giorgio Vasari à Florence avec la longue cour étroite du palais des Offices (le « couloir de Vasari »). Cette caractéristique se retrouve dans l’œuvre d’Andrea Palladio en Vénétie, bien que la fidélité de ce dernier aux formes antiques le distingue des maniéristes du centre de l’Italie.

Il faut ajouter que, s’ils forment en eux-mêmes un style propre, les édifices maniéristes jouent aussi un rôle fondamental dans le développement du langage architectural du baroque, comme le montre Santa Anna dei Palafrenieri (début 1573) du Vignole, à Rome, dont le plan ovale réapparaît par la suite dans l’œuvre du Bernin.

Jules Romain, Façade du palais du Tè (Mantoue)
Jules Romain, Façade du palais du Tè (Mantoue). Encarta
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