Le Bangladesh depuis son indépendance
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Carnet Photographique Bangladesh |
La ligue Awami remporte de nouveau les élections de 1973, et la nouvelle administration s’engage dans un programme de nationalisation à grande échelle. Après d’importantes inondations et la famine de 1974, le pays subit une grave instabilité. En janvier 1975, Mujibur Rahman supprime le Parlement et prend la présidence, se dotant des pleins pouvoirs. En août de la même année, il est assassiné au cours d’un coup d’État militaire, et Khandakar Mustaq Ahmed, l’un des anciens ministres de Mujibur, s’installe à la présidence. Il décrète la loi martiale et interdit tous les partis politiques. Un troisième coup d’État en novembre (le deuxième a eu lieu quatre jours auparavant) place le général Zia ur Rahman à la tête du gouvernement. Il est réélu en 1978 et son parti, le Parti national du Bangladesh (BNP), remporte une large victoire aux élections législatives suivantes. Zia, chef d’État autocratique mais néanmoins populaire, fait beaucoup pour rétablir la démocratie et l’ordre et faire progresser l’économie. |
Il dirige le pays jusqu’en mai 1981, lorsqu’il est tué dans un attentat. Son vice-président, Abdus Sattar, prend alors la tête du gouvernement et, en novembre, remporte l’élection présidentielle. Mais à la suite d’un coup d’État en mars 1982, il est remplacé par A. M. Chowdhury, puis par le général Hussein Mohammad Ershad, élu président de la République en 1983. |
Accusé de corruption, Ershad est contraint de démissionner en décembre 1990 et est condamné à vingt ans d’emprisonnement. De nouvelles élections sont organisées en février 1991. Le Parti national du Bangladesh remporte la majorité des trois cent trente sièges parlementaires, et la bégum Khaleda Zia, veuve de Zia ur Rahman, devient Premier ministre. L’échec économique de ce gouvernement entraîne la démission, en décembre 1994, de cent quarante-sept députés. La montée du fondamentalisme rend la situation politique du Bangladesh encore plus instable. Une crise politique, aggravée d’une crise sociale, oppose le gouvernement aux trois partis de l’opposition démissionnaires du Parlement. Elle conduit, le 27 mars 1996, à la démission de Khaleda Zia et à l’annulation des élections législatives du 15 février qui ont été boycottées par l’opposition. |
Les élections du 12 juin portent au gouvernement la Ligue Awami avec l’appui du Jatiya Party. Sheikh Hasina Wajed (fille du président Sheikh Mujibur Rahman) dirige, dès lors, le pays dans une démarche politique soucieuse du consensus. Le nouveau gouvernement s’attache à la libéralisation de l’économie et à la coopération économique avec ses voisins (projet de zone de libre-échange) et avec les pays musulmans. |
La question du partage des eaux du Gange avec l’Inde trouve une solution négociée. Un traité de paix est signé (2 décembre 1997) afin de mettre un terme à l’insurrection dans les Chittagong Hill Tracts, où les minorités tibéto-birmanes réclamaient leur autonomie depuis 1975. En 1997 également commence le procès des assassins de Mujibur Rahman, le père fondateur du Bangladesh, tué en 1975. De juillet à septembre 1998, une véritable catastrophe naturelle s’abat sur le Bangladesh : des inondations touchent 31 millions de personnes et causent des pertes évaluées à 2 milliards de dollars. Si la situation intérieure est marquée par une vie politique violemment bipolarisée, le BNP appelant au boycott des institutions et des élections ainsi qu’à la grève, la politique extérieure connaît quelques succès notables : |
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Begum Khaleda Zia |
en octobre 1999, le Bangladesh, qui se classe au troisième rang mondial pour sa contribution en hommes destinés aux opérations de maintien de la paix des Nations unies, reçoit un siège de membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU. En mars 2000, après la ratification par le Bangladesh du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE), Bill Clinton est le premier président américain à effectuer une visite officielle dans le pays. Mais, le 17 avril 2001, un très grave incident frontalier oppose le Bangladesh à l’Inde, qui a entrepris la construction d’une route sur un territoire revendiqué par les deux pays. |
En juin 2001, la vie politique intérieure connaît un nouveau durcissement avec un attentat sans précédent : l’explosion d’une bombe qui vise la Ligue Awami fait 22 morts. Cette violence endémique paralyse l’action du gouvernement qui peine à mettre en œuvre des réformes. La croissance se maintient à un taux de 5 %, mais les bailleurs de fonds et les investisseurs se font de plus en plus circonspects alors que le Bangladesh est considéré comme le pays le plus corrompu au monde. En juillet 2001, le gouvernement de Sheikh Hasina démissionne à la fin de son mandat, conformément à la Constitution. Un gouvernement intérimaire est mis en place jusqu’aux élections d’octobre 2001 qui font suite à une campagne électorale très violente. L’opposition incarnée par le BNP, allié au parti islamiste Jamaat-e-Islami, l’emporte largement avec 185 sièges sur 283 tandis que la Ligue Awami en gagne 63. Mais Sheikh Hasina dénonce le scrutin qu’elle juge truqué. "Bangladesh" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2009 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
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