Carnet Photographique infos Suède
Histoire du Kenya : le régime de Daniel Arap Moi (1978-2002)
Carnet Photographique Afrique

L’arrivée au pouvoir du vice-président Daniel Arap Moi, choisi par Kenyatta en raison de son appartenance à une ethnie minoritaire, les Kalenjin, ne se fait pas sans tensions au sein de l’appareil d’État. Le président Moi renforce son autorité, en juin 1982, en consacrant dans les textes le régime de parti unique. Deux mois plus tard, des unités de l’armée de l’air tentent de le chasser, mais elles sont repoussées par des troupes loyalistes. Les tensions sociales suscitées par la crise économique et l’accroissement démographique ne cessent de s’exacerber durant toute la décennie, alors même que le régime réprime toute opposition et répond aux aspirations démocratiques des manifestants par la violence.

En 1990, l’assassinat du ministre des Affaires étrangères, Robert Ouko, un Luo, est à l’origine de violents affrontements intercommunautaires. L’année suivante est marquée par la création du Forum pour la restauration de la démocratie (FORD) dont les appels à la libéralisation du régime sont entendus par la communauté internationale. Le gel de l’aide financière contraint Daniel Arap Moi à accepter le multipartisme. Les partis d’opposition sont alors reconnus. Malgré la politique menée par le pouvoir qui, dès le milieu des années 1980, a attisé les rivalités entre communautés dans la Rift Valley, et les effets sociaux négatifs des mesures d’ajustement économiques, Daniel Arap Moi est réélu en 1992, lors des premières élections libres. Les affrontements intercommunautaires se poursuivent cependant.

Des dizaines de milliers de Kikuyu sont chassés de la Rift Valley par les Kalenjin et les Massaï. Des centaines de fermiers luo doivent également quitter leurs terres. En juillet 1995, le Royaume-Uni suspend de nouveau son aide au Kenya, en raison des violations des droits de l’homme.

En 1997 et 1998, des Kikuyu et des Kamba font l’objet d’attaques et d’exactions qui entraînent la mort de plusieurs centaines de personnes et l’exode de 150 000 autres. Daniel Arap Moi, qui brigue un cinquième mandat, est réélu en janvier 1998 au terme d’un processus électoral marqué par de nombreuses irrégularités. L’opposition, qui n’a jamais su présenter une alternative crédible au pouvoir, accuse le président Moi d’attiser les tensions communautaires afin d’apparaître comme le seul recours possible dans un contexte troublé. Celui-ci entame son dernier mandat, et une lutte pour la succession commence au sein de la KANU, l’ex-parti unique, toujours au pouvoir. "Kenya" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés

Daniel Arap Moi
Daniel Arap Moi
Recherche personnalisée