Carnet Photographique : le Ghana

L'économie du Ghana

Carnet Photographique Ghana

La politique économique, peu cohérente, menée sous la présidence de Kwame Nkrumah a amené le pays au bord de la faillite économique, avec une inflation galopante au début des années 1980. Sous la pression du Fonds monétaire international (FMI), Jerry Rawlings a mis en œuvre, à partir de 1981, des réformes économiques draconiennes, concrétisées par des dévaluations successives, un programme de privatisations, l’augmentation des prix des denrées agricoles et des restrictions dans les dépenses gouvernementales. À partir de 1985, le Ghana a renoué avec la croissance économique (6,2 p. 100 par an en moyenne sur la période 2006).

Cette tendance s’est confirmée sous la bonne gouvernance de John Kufuor, au début des années 2000. Les priorités concernent la rigueur monétaire et fiscale, ainsi que l’accélération des privatisations et l’amélioration des services sociaux. Le pays doit faire face à un chômage persistant et à la pauvreté : environ 20 p. 100 de la population active est au chômage, tandis que près de 45 p. 100 des Ghanéens vivent au-dessous du seuil de pauvreté. Même si le Ghana détient un PIB par habitant deux fois supérieur à celui des pays les plus pauvres de l’Afrique de l’Ouest, en raison de ses ressources naturelles (or et bois), il reste très dépendant de l’aide financière et de l’assistance technique internationale.

Limité par le fardeau de sa dette, qui entrave son développement, le Ghana a adhéré en 2001 à l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) mise en place par les institutions financières internationales. Cette initiative lui permet d’utiliser des fonds qui auraient dû être consacrés au service de la dette à des fins de développement et de réduction de la pauvreté.
L'agriculture du Ghana

L’agriculture occupe 55 p. 100 de la population active et contribue pour 37,4 p. 100 au PIB. La principale culture d’exportation est le cacao, dont le Ghana est l’un des tout premiers producteurs mondiaux (734 000 t en 2006). Essentiellement cultivé sur le plateau Ashanti, il couvre 40 p. 100 des terres arables. Grande richesse du pays dans les années 1960, le cacao a connu un certain déclin du fait du vieillissement des plants et des très bas prix payés aux producteurs, ainsi que de la concurrence de la Côte d’Ivoire. Des programmes de réhabilitation ont rétabli la situation dans les années 1980. Café, coton, palmiers, bananes, arachides, canne à sucre et tabac sont également cultivés pour l’exportation. Des plantations d’hévéas ont été créées dans le Sud-Ouest. Les principales cultures vivrières sont le sorgho et le maïs.

Préparation de l'igname (Ghana)
Préparation de l'igname (Ghana). Encarta
Les bovins (1,39 million de têtes en 2006) sont élevés, surtout dans le nord. La balance agricole est traditionnellement excédentaire.
Forêts et bois au Ghana
Les forêts couvrent 23,1 p. 100 du territoire ghanéen. En 1959, une loi a délimité des réserves forestières protégées, le gouvernement s’efforçant de stopper le déboisement causé par l’extension des cultures. La plus grande partie de la production de bois provient de zones extérieures aux réserves forestières, bien que celle des réserves soit en augmentation. En 2006, la production de bois était 34,3 millions de m³. L’industrie de la pêche s’est beaucoup développée depuis les années 1960. En 2005, le volume des prises atteignait 393 428 tonnes, dont environ 10 p. 100 de poissons d’eau douce (essentiellement du lac Volta). Les ports de Sekondi-Takoradi et de Tema possèdent des marchés aux poissons équipés d’installations de conservation réfrigérées. "Ghana" © Ecrit par et Encarta
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