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L'économie du Kenya
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Longtemps cité en modèle par les pays occidentaux pour sa relative réussite économique à l’échelle du continent africain, le Kenya voit son image se ternir dans les années 1980 : la corruption et l’autoritarisme prennent le pas sur la stabilité et l'ouverture. La crise amorcée en 1990 amènent les bailleurs de fonds à lier leur aide à la démocratisation du régime. Après les élections libres de décembre 1992, le gouvernement parvient à regagner la confiance des milieux financiers internationaux et s’engage dans un ensemble de réformes radicales. Il s’agit de réduire le déficit budgétaire — par une politique de privatisations et de diminution des effectifs de la fonction publique — et d’assainir la situation financière — dévaluation et flottement du shilling kenyan, libéralisation du commerce extérieur, suppression du contrôle des prix, y compris agricoles. Mais, face à la persistance de la corruption, les bailleurs de fonds internationaux quittent le pays en 2001. En 2004, un an après l’arrivée au pouvoir de Mwai Kibaki, le Kenya renoue avec les institutions financières internationales qui reprennent leur aide, tandis que le nouveau président s’attaque d’emblée à la lutte contre la corruption, sans grand succès.

Le pays entre cependant dans une phase de croissance, portée par la production de thé, le tourisme et l’horticulture. Le taux de croissance du PIB, qui s’élevait à environ 2 % sur la période 1993-2003, atteint 6,1 % en 2006. En 2006, le PIB était de 23 milliards de dollars — soit un PIB par habitant de 623,20 dollars.

L’agriculture emploie 19 % de la population active (2002) et représente 27 % du PIB (2006). Le Kenya atteint l’autosuffisance pour l’ensemble des denrées alimentaires de base. La première culture vivrière est le maïs, qui couvre près des deux tiers des terres cultivables (3,25 millions de tonnes en 2006). Le sorgho, les pommes de terre, les haricots, les arachides et le tabac sont également cultivés sur les hauts plateaux volcaniques du Centre, principale région agricole.

La canne à sucre, le blé, le manioc, l’ananas, le coton et les noix de cajou sont produits sur les plaines côtières. Les principales cultures commerciales sont le thé (310 580 t en 2006) et les produits horticoles, suivis de loin par le café et le sisal. L'élevage — pour la viande et les produits laitiers — est important. En 2006, le Kenya possédait environ 12,4 millions de têtes de bovins, 9,30 millions d'ovins et 10,1 millions de caprins.

L’exploitation forestière représente une source non négligeable de revenus : la production de bois atteignait 22,5 millions de m³ par an en 2006. La pêche, essentiellement pratiquée dans les fleuves et les lacs de l’intérieur, suffit à satisfaire le marché local (149 378 t en 2005). "Kenya" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés

Culture du Thé au Kenya
La culture du thé au Kenya. Encarta
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