L'ère Poutine en Russie
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Carnet Photographique Russie |
Limogé en août 1999, Stepachine est remplacé par le chef des services secrets Vladimir Poutine. Parallèlement, la tension monte au Daguestan où des fondamentalistes islamistes, infiltrés de Tchétchénie (voir guerres de Tchétchénie), s’affrontent aux forces fédérales. Attisé par une série d’attentats en Russie, attribués aux Tchétchènes, le conflit s’étend en septembre sur leur territoire. Refusant toute ingérence internationale dans ce qu’elle considère comme une « opération anti-terroriste », Moscou se livre à une guerre sans merci et s’empare de Groznyï, la capitale tchétchène, en février 2000. Les Russes ne contrôlent pas pour autant la Tchétchénie, où les rebelles indépendantistes continuent leur guérilla en attendant l’ouverture des négociations. |
Condamnée par la communauté internationale en raison des atrocités commises contre la population civile, cette guerre vaut pourtant à Poutine, inconnu jusqu’à sa nomination, une forte popularité dans son pays, qui lui assure la victoire aux élections législatives de décembre 1999. |
Le Parti communiste (24,5 % des voix) devance la liste « Unité » soutenue par le Kremlin (23,8 %), mais celle-ci, grâce aux voix de « l’Union des forces de droite » (SPS) et à celles d’une bonne partie des 105 « indépendants », dispose de la majorité à la Douma, pour la première fois depuis 1991. Lors de l’élection présidentielle de mars 2000, anticipée en raison de la démission de Boris Eltsine en décembre 1999, Vladimir Poutine remporte 52,52 % des suffrages, dès le premier tour. Le deuxième président élu de Russie, dont le slogan de campagne affiche « la démocratie, c’est la dictature de la loi », entend bien préserver l’intégrité territoriale du pays — en décembre 1999, des accords frontaliers historiques sont passés avec la Chine — et profiter d’une situation économique (en apparence) assainie, quoique la population russe souffre toujours d’une grande pauvreté. |
En mai 2000, Mikhaïl Kassianov, ancien ministre des Finances et vice-Premier ministre, est nommé Premier ministre. |
Vladimir Poutine s’efforce de mettre en place un régime plus centralisé en créant, en juin 2000, 7 « super-régions », qui viennent chapeauter les 89 subdivisions administratives existantes. Cette réforme de la structure fédérale, qui réduit le rôle et le pouvoir des gouverneurs de régions et des présidents des républiques autonomes en les plaçant directement sous le contrôle du Kremlin, vise aussi à contrôler l’application de la loi fédérale et à empêcher ses violations. Au plan international, la Russie renoue ses relations avec l’OTAN, ratifie le traité START II et celui d’interdiction des essais nucléaires, tout en réaffirmant avec force sa doctrine de dissuasion nucléaire et en rejetant le projet américain de bouclier antimissiles présenté par Bill Clinton lors d’une visite officielle du président américain à Moscou. |
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Vladiri Poutine ancien président russe |
L’opposition à ce projet accélère l’évolution de la politique étrangère du pouvoir russe, qui privilégie les liens avec l’Asie, en mettant notamment l’accent sur les relations avec l’Inde et la Chine, face à la « domination des États-Unis ». |
En Tchétchénie, le pouvoir fédéral entend « normaliser » une situation qui demeure cependant très critique. La pression des rebelles tchétchènes reste forte tandis que des attentats ont lieu en Russie, attribués par Moscou aux indépendantistes. Le conflit tchétchène vaut d’ailleurs au Kremlin d’être condamné par l’ONU. Officiellement, la région est pacifiée. Akhmad Kadyrov, chef religieux tchétchène pro-russe, est nommé au poste d’administrateur en juin 2000. "Russie" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2009 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
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