Carnet Photographique infos Suède
La fin du règne de Fidel Castro
Carnet Photographique Cuba

À la fin des années 1980, les régimes communistes s’effondrent, tandis que Fidel Castro maintient une ligne collectiviste et étatisée (confirmée par l’interdiction de tout marché privé en 1986). Ambassadeur des pays non alignés d’obédience marxiste, il lance un permanent plaidoyer pour la réduction de la dette du tiers-monde. Cependant, son régime est de plus en plus isolé à l’extérieur et contesté à l’intérieur. Au début des années 1990, le tarissement de l’aide économique et financière soviétique plonge Cuba dans une inextricable crise socioéconomique.

Fidel Castro et la modération

Fin 1990, Fidel Castro décide que l’île entre dans une « période spéciale en temps de paix » : elle doit s’ouvrir sur le plan économique et politique sans renoncer à la révolution.

En 1992, la levée du monopole de l’État sur les moyens de production, la dépénalisation de la possession de dollars, puis, en 1994, le rétablissement d’un marché paysan libre, soulignent une libéralisation relative, car sur le plan politique, le PCC demeure le seul parti autorisé, toute opposition au régime étant sévèrement réprimée. L’exode y gagne de nombreux candidats. En 1994, les États-Unis doivent faire face à un tel afflux de réfugiés qu’ils signent avec Fidel Castro un accord visant à réduire l’immigration cubaine (août). En mars 1995 cependant, la tension entre les deux pays est ravivée après que l’armée cubaine a abattu un avion transportant des militants anti-castristes entrés dans l’espace aérien national.

Archétype du dictateur « rouge » (dans un temps où seuls la Corée, la Chine et Cuba continuent à porter l’étendard communiste), mais vrai dirigeant social, Fidel Castro est un personnage qui suscite la polémique, comme lors de sa visite officielle à Paris, en 1995.
Certains croient à une possible libéralisation. D’autres non. Et de fait, malgré le renforcement de l’embargo américain (loi Helens-Burton ratifiée par le président américain Bill Clinton en 1996), le dirigeant de Cuba réaffirme son opposition à une transition vers un système « capitaliste », tout en continuant à ouvrir l’économie aux initiatives privées et aux investissements étrangers (autorisation des entreprises à capital totalement étranger en 1995). En février 1998, peu après une visite historique du pape Jean-Paul II à La Havane, Fidel Castro, réélu président pour cinq ans, refuse à nouveau toute évolution du régime fondé sur le socialisme et les acquis de la révolution. Il multiplie les initiatives diplomatiques, témoignant d’une détermination et d’un charisme que quarante années de pouvoir personnel ne semblent pas avoir entamé, en soi et auprès des Cubains. Même si un vent de fronde, de la jeunesse par exemple, ainsi que l’aspiration à la consommation et à la liberté, sont de plus en plus perceptibles, Fidel Castro apparaît aussi toujours comme celui qui a offert à Cuba des progrès significatifs en matière de justice sociale. Nonobstant, la déliquescence de l’économie appelle toujours plus d’ouverture vers l’étranger (investisseurs, tourisme) et, dans ces conditions, le régime sera-t-il en mesure de résister à la disparition de son fondateur ? La question se pose avec acuité lorsqu’en août 2006, âgé de 80 ans et malade, Fidel Castro délègue ses fonctions de Premier secrétaire du
e pape Jean Paul 2 à Cuba
Jean Paul 2 à Cuba
Parti communiste, de président du conseil d’État et de chef des forces armées à son frère Raúl, lui-même âgé de 75 ans, ministre de la Défense et numéro deux du régime depuis 1997."Fidel Castro" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008
http://fr.encarta.msn.com © 1997-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.
Recherche personnalisée