La république de Chine (1912-1949) : L’expansionnisme japonais et l’incident de Xi’an
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Carnet Photographique Chine |
Le nouveau gouvernement nationaliste établi à Nankin en 1928 se trouve confronté à trois problèmes difficiles. Le premier est la portée encore limitée de l’unification : seules cinq provinces se trouvent réellement sous son autorité, les autres demeurant aux mains de Seigneurs de la guerre locaux. Le deuxième concerne la rébellion communiste. Les communistes chassés du Guomindang se séparent en deux factions clandestines. La première tente de fomenter des soulèvements urbains, la seconde, dirigée par Mao Zedong, se replie dans une région reculée du centre de la Chine, où elle mobilise et forme une armée paysanne, et crée plusieurs soviets. Le troisième problème, enfin, est l’agression japonaise en Mandchourie et en Chine du Nord. |
Au cours des années 1920, le Japon a adopté une politique plus modérée à l’égard de la Chine. À la conférence de Washington en 1922, il a même accepté de lui restituer les anciennes possessions allemandes du Shandong. Mais, à partir de 1928, le Guomindang se heurte aux intérêts japonais concernant le contrôle du chemin de fer sud-mandchou par le Japon. Le 18 septembre 1931, celui-ci prétexte un prétendu bombardement du chemin de fer par les nationalistes chinois pour étendre son contrôle militaire sur toute la Mandchourie. Au printemps suivant, le Japon réunit les trois provinces de Mandchourie en un nouvel État, le Mandchoukouo, puis place à sa tête Puyi, le dernier empereur de la dynastie mandchoue. Au début de l’année 1933, l’est de la Mongolie-Intérieure est intégré au Mandchoukouo. Quelques mois plus tard, le Japon oblige la Chine à signer un accord de démilitarisation du nord-est du Hebei. |
L’incident de Xi’an |
Dans les années 1930, la politique de Jiang Jieshi consiste à négocier avec les Seigneurs de la guerre, à temporiser avec les Japonais, et à concentrer ses efforts sur la lutte contre les communistes. Écrasé dans les villes ouvrières, le mouvement communiste ne subsiste plus que clandestinement. Mao Zedong innove, en déplaçant l’action du Parti vers les campagnes. Paradoxalement, la révolution chinoise est le fait de paysans et non d’ouvriers. De 1927 à 1934, Mao crée des bases en Chine du Sud et en Chine centrale. Il rallie à lui des Seigneurs de la guerre comme Zhu De et des officiers communistes de l’armée régulière, tels que Liu Shaoqi. En 1934, les armées du Guomindang réussissent à asphyxier les soviets paysans. Les quelque 100 000 rescapés doivent quitter leur base, établie au Jiangxi, et se frayer un chemin à travers la Chine, d’abord vers l’ouest, puis vers le nord. |
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Liu Shaoqi |
C’est la Longue Marche (octobre 1934-octobre 1936). En 1936, après deux ans de combats et de progression épuisante, seuls 8 000 survivants parviennent à rallier la ville de Yanan (Shaanxi), où ils établissent leur quartier général. Cette retraite forcée, qui sonne comme une victoire morale, va s’avérer préjudiciable au Guomindang. |
Par ailleurs, à mesure que l’agression japonaise s’intensifie, la pression populaire se fait de plus en plus forte pour que les dirigeants chinois unissent leurs efforts contre le Japon. Mais Jiang Jieshi refuse toute alliance. En décembre 1936, l’un de ses généraux, Zhang Xueliang, mécontent de son attentisme vis-à-vis du Japon, organise son enlèvement à Xi'an. L’intervention du communiste Zhou Enlai permet d’arriver à un compromis. Libéré, Jiang Jieshi accepte, en 1937, de former un front national uni, Guomindang-Parti communiste, contre le Japon. En juillet 1937, l’armée japonaise attaque la Chine. "Chine" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2009 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
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