Histoire de la Cote d'Ivoire : Côte d'Ivoire indépendante
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Le 4 décembre 1958, la Côte d’Ivoire devient une république au sein de la Communauté française, Houphouët-Boigny assurant les fonctions de Premier ministre. Il en devient tout naturellement le président lorsque l’indépendance est proclamée le 7 août 1960. L’ancienne Afrique-Occidentale française (A-OF) voit naître un second pôle économique et politique, concurrent du Sénégal, où se trouvent les administrations coloniales. La rivalité entre Léopold Sedar Senghor, un intellectuel, et Felix Houphouët-Boigny, un syndicaliste paysan pragmatique, est ancienne. Le président ivoirien fait échouer le projet d’une grande fédération, qui doit reconstituer l’A-OF et qui a permis au Sénégal de maintenir sa prépondérance sur l’Afrique de l’Ouest francophone. La Côte d’Ivoire en est le pays le plus riche et son dirigeant a l’ambition de fonder sa puissance politique sur le développement économique national. Avec l’ouverture du canal de Vridi en 1950, Abidjan, la capitale ivoirienne, devient un port de mer puis un centre financier. |
La stabilité politique du pays qu’a établie Houphouët-Boigny à travers un régime de parti unique favorise la forte croissance économique des années 1960 et 1970 (le « miracle ivoirien »), grâce à la bonne tenue des cours du café et du cacao, et à la création d’une caisse de stabilisation (Caistab) assurant aux paysans des revenus réguliers. La politique paternaliste d’Houphouët-Boigny suscite cependant une opposition croissante (manifestations étudiantes, conspirations dans l’armée). À la fin des années 1980, le président entreprend des travaux grandioses, notamment à Yamoussoukro où est transférée la capitale et édifiée une cathédrale sur le modèle de Saint-Pierre de Rome. Le déploiement d’un tel faste, alors même que l’économie nationale s’effondre, alimente le mécontentement de la population. En 1990, Houphouët-Boigny accepte, sous la pression des manifestations, d’instaurer le multipartisme. |
Dès cette époque, le problème de sa succession se pose, mais le président ne laisse pas aux dauphins constitutionnels (les présidents successifs de l’Assemblée nationale) la possibilité de s’imposer. C’est notamment le cas de Philippe Yacé (1920-1998). Président de l’Assemblée nationale pendant de nombreuses années, et collaborateur dévoué d’Houphouët-Boigny depuis 1941, il réprime le « complot » de 1963 et est longtemps considéré comme le dauphin du chef de l’État, jusqu’à sa disgrâce en 1980. En octobre 1990, Houphouët-Boigny est réélu pour un septième mandat de cinq ans, à l’issue des premières élections pluralistes du pays. L’ouverture politique n’est cependant que formelle : en 1992, les principaux dirigeants de l’opposition, dont Laurent Gbagbo, fondateur du Front populaire ivoirien, sont emprisonnés. "Cote d'Ivoire" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés |
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