Les institutions politiques du Kenyan
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La République du Kenya est régie par la Constitution de 1963, amendée à plusieurs reprises. Le système constitutionnel instaure un régime présidentiel fort, dans lequel le pouvoir exécutif est exercé par le président de la République, qui est à la fois le chef de l’État et le chef de gouvernement. Le président de la République est élu au suffrage universel pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois. Il est assisté par un vice-président et par des ministres qu’il désigne parmi les membres de l’Assemblée nationale. L’Assemblée nationale, détentrice du pouvoir législatif, constitue l’unique Chambre du Parlement kenyan ; elle compte 210 députés élus au suffrage direct pour un mandat de cinq et 12 membres nommés par le président de la République. |
L’Union nationale africaine du Kenya (Kenya African National Union, KANU), fondée en 1960 et dirigée dès 1961 par Jomo Kenyatta, est le seul parti politique légal entre 1982 et 1991. À cette date, le multipartisme est introduit, et les premières élections libres ont lieu en décembre 1992. Daniel Arap Moi, qui a succédé à Jomo Kenyatta en 1978, est reconduit à la tête de l’État et la KANU obtient une majorité confortable à l’Assemblée. Mais ces élections donnent lieu à de violents troubles, souvent dirigés contre les Kikuyu, ethnie de Kenyatta, autrefois privilégiée. Lors des élections générales de 2002, le Kenya connaît sa première alternance démocratique. Aux élections législatives, la Coalition nationale arc-en-ciel (NARC), qui regroupe une quinzaine de partis d’opposition, remporte une victoire écrasante sur la KANU en obtenant la majorité absolue au Parlement. |
Son candidat, Mwai Kibaki, accède à la présidence en battant Uhuru Kenyatta, le fils de Jomo Kenyatta, candidat de la KANU et dauphin du président sortant, que la Constitution n’autorise pas à se représenter. À la tête d’une nouvelle coalition, le Parti de l’unité nationale (PNU), Mwai Kibaki est déclaré vainqueur de l’élection présidentielle de décembre 2007 face à Raila Odinga, du Mouvement démocratique orange (ODM) ; le PNU est en revanche largement défait aux élections législatives (43 sièges contre 99 sièges à l’ODM). Sur fond de contestation des résultats, les violences postélectorales tournent à l’affrontement interethnique entre les Luo, ethnie de Raila Odinga, et les Kikuyu, ethnie de Mwai Kibaki. Un accord de gouvernement est signé en février 2008 entre les deux rivaux, qui prévoit la création d’un poste de Premier ministre, auquel est nommé au mois d’avril Raila Odinga. "Kenya" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés |
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