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La littérature allemande : la réforme 16ème siècle
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Le XVIe siècle est une période clé de la littérature allemande. Si les traditions médiévales parviennent d’abord à se maintenir, l’humanisme se développe bientôt (fondation de la première université de langue allemande, à Prague, en 1348), avant d’être lui-même dépassé par l’esprit de la Réforme, qui marque profondément la société et la vie intellectuelle allemandes. La langue, enfin, connaît à cette époque une importante évolution.

 

La dénonciation, par les humanistes, des travers de la société et des institutions de l’époque va mener à un mouvement national complexe d’ordre religieux, moral et politique, dont l’influence se fait naturellement sentir dans le domaine littéraire. Les idées nouvelles se diffusent en effet largement, grâce aux progrès de l’imprimerie (première utilisation de caractères mobiles, par Johannes Gutenberg, vers 1450). Diffusée grâce à cette technique, la nouvelle traduction de la Bible (1522) réalisée par Martin Luther à partir des textes originaux grecs et hébreux assure le triomphe de la langue allemande sur le latin et établit le haut allemand moderne comme langue littéraire, ce qui a pour effet de rendre le savoir accessible à un public plus large qu’auparavant.

La Réforme a également pour conséquence d’unifier les différents parlers germaniques et de faire pénétrer les idées nouvelles dans des genres aussi variés que la poésie lyrique, le cantique ou la fable.

Si le XVIe siècle voit naître l’humanisme, ce mouvement ne fait pas pour autant disparaître la littérature courtoise et la poésie chantée (meistergesang) qu’enseignent au XVe siècle les maîtres chanteurs (ou meistersinger) dans leurs écoles de chant corporatives (la dénonciation ironique de cette pratique par Richard Wagner marque la fin du romantisme).

Parmi les œuvres populaires, on trouve également des poèmes lyriques de facture assez simple, qui ont reçu depuis l’appellation collective de Volkslied (« chanson populaire »), ainsi que les Volksbücher (« littérature populaire »), qui reprennent des récits épiques du haut Moyen Âge, des chansons de geste mais aussi des nouvelles courtoises françaises, des légendes romaines et des mythes antiques.

Le Schwank (« farce »), texte burlesque constitué d’anecdotes comiques, inaugure le genre populaire des récits malicieux, comme Till Eulenspiegel (v. 1480). Dans le prolongement des traditions médiévales se situe également la Nef des fous (1494), dans laquelle le poète humaniste Sebastian Brandt fait œuvre de patriote et de prédicateur ; désireux d’amender les mœurs, il y prodigue en effet des critiques (visant en particulier Martin Luther) et

Luther
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des conseils de sagesse (il faut connaître sa propre « folie » avant de critiquer celle des autres). "Littérature allemande" Encyclopédie Microsoft® Encarta