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Littérature française pendant l'époque révolutionnaire
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La Révolution française naît de la conjonction entre la situation politique, économique et sociale, d’une part, et l’adhésion d’une certaine partie de la bourgeoisie à la pensée des Lumières, d’autre part. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen,texte fondamental voté en août 1789 par l’Assemblée constituante, pose les fondements de nouvelles valeurs et s’inscrit parfaitement dans la démarche progressiste des Lumières.

Qu’il s’agisse de l’abbé Grégoire, de Camille Desmoulins, du marquis de Sade ou des tribuns de la Révolution comme Danton, Robespierre ou Saint-Just, de quelque bord qu’ils soient (Jacobins ou Girondins ; rationalistes athées, déistes ou catholiques…) et quelle que soit la particularité de leur pensée, tous les individus qui participent au mouvement révolutionnaire sont inspirés par les Lumières.

 

Parallèlement aux très nombreux écrits et discours politiques, une littérature intimiste se développe à l’époque révolutionnaire, influencée notamment par Rousseau ; devant la tourmente, en effet, l’individu a tendance à se replier sur lui-même. Parmi les auteurs représentatifs de cette sensibilité, citons Mme Roland, mais surtout André Chénier, dont les poèmes représentent la manifestation de loin la plus notable de la poésie de son siècle et annoncent les poètes romantiques du siècle suivant : Victor Hugo le saluera d’ailleurs comme le génie « romantique parmi les classiques ». Auteur notamment des Bucoliques (1785-1787), d’Élégies et d’un Hymne à la justice, Chénier s’enthousiasme d’abord pour le mouvement révolutionnaire, mais condamne les abus de la Terreur et est exécuté.

Le préromantisme doit beaucoup, aussi, aux écrivains de l’émigration (Sénac de Meilhan, Mme de Staël, Benjamin Constant, etc.), au premier rang desquels, bien entendu, on peut citer Chateaubriand.

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Chénier
Chénier