La littérature allemande du 18ème : écrivains romantiques
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Les contes populaires et les mythes, deux substrats du romantisme allemand, sont recueillis par deux philologues et écrivains, les frères Grimm. Une collection remarquable de chants populaires allemands, le Cor enchanté de l’enfant (3 volumes, 1806-1808), est rassemblée par le poète et romancier Clemens Brentano et par son beau-frère Achim von Arnim. Les thèmes romantiques (l’Âme, la Nature, l’Amour) caractérisent l’œuvre de Novalis, nom de plume du baron Friedrich von Hardenberg, qui est notamment l’auteur d’une œuvre poétique mystérieuse et profondément religieuse intitulée Hymnes à la nuit (1800) et du roman Henri d’Ofterdingen (posthume, 1802). |
Ludwig Tieck, poète, auteur dramatique et romancier, ne possède pas le profond sentiment religieux de Novalis mais, dans ses contes inspirés de thèmes médiévaux, dans ses romans et dans ses deux tragédies légendaires (citons Vie et Mort de sainte Geneviève, 1800), il fait montre d’un lyrisme musical et d’une grande virtuosité à manier l’ironie. Avec la Révolte des Cévennes (1826) et Vittoria Accorombona (1840), il ouvre la voie au roman historique et à l’art réaliste. Joseph von Eichendorff fait l’éloge de la beauté de la nature dans ses poèmes et, dans son œuvre principale en prose, Scènes de la vie d’un propre à rien (1826), celui des vertus de l’oisiveté. La sentimentalité des chants populaires est sensible dans les poèmes d’Adelbert von Chamisso, mais, dans un grand nombre d’entre eux, cet aspect est tempéré par la présence d’éléments tragiques ; |
ce sens de la fatalité se retrouve dans l’œuvre en prose du poète, la Merveilleuse Histoire de Peter Schlemihl (1814), où l’« inquiétante étrangeté » caractéristique du fantastique naît de l’oscillation entre un apparent réalisme et la description de phénomènes inexplicables. Un des grands poètes de cette génération fut Ludwig Uhland, philologue et auteur de Ballades et de chansons populaires (Volkslieder, 1844-1845), mais il faut citer aussi Eduard Mörike, qui se distingue comme un des grands maîtres de la poésie et de la prose. La sérénité qui transparaît dans ses écrits contraste avec la mélancolie de la poésie de Nikolaus Lenau, à qui l’on doit aussi un drame, Don Juan (1844). Doué d’une imagination qu’il juge lui-même « excentrique », l’écrivain E. T. A. Hoffmann se consacre à une intense activité artistique, tant musicale que littéraire. Parmi ses récits, il faut citer les Élixirs du diable (1815-1816), les Frères de Saint-Sérapion (1819-1822) et la Princesse Brambilla (1821). Il rédige aussi des critiques musicales, consacrant en particulier de remarquables articles à Beethoven. "Littérature allemande" Encyclopédie Microsoft® Encarta |
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Joseph von Eichendorff |