Organisation de l'agriculture chinoise
|
Carnet Photographique Chine |
L’agriculture chinoise reste encore très traditionnelle et emploie une main-d’œuvre surabondante. En 2002, le pays comptait moins de 1 million de tracteurs quand les États-Unis en utilisaient plus de cinq fois plus. La croissance continue de la production et des rendements agricoles peut être attribuée, en partie, à une productivité accrue. L’activité agricole repose, pour l’essentiel, sur des millions de petites exploitations familiales et sur environ 2 000 fermes d’État. Ce type de structure a été créé à l’arrivée au pouvoir de Mao Zedong, en 1949, alors que 80 p. 100 des champs (1,08 million de km2) appartenaient à de grands propriétaires terriens qui en ont été dépossédés au profit de 300 millions de paysans. La collectivisation de l’agriculture débute en 1953 avec la création de coopératives afin de partager la terre, devenue propriété collective, et les moyens de production. La Chine agricole se retrouve ainsi exploitée par 800 000 coopératives de 600 à 700 personnes. Puis, en août 1958, dans le cadre du Grand Bond en avant, 26 000 Communes populaires (CP ; renmin gongshe) sont créées. Chacune de ces CP regroupait 30 coopératives de 25 000 personnes et était divisée en plusieurs brigades de production, subdivisées en équipes. Mais ces structures, bien que très productives dans les premiers temps, allaient se montrer inefficaces, forçant même Pékin à importer des céréales. Les famines de 1959 et 1961 ont ainsi été particulièrement désastreuses. Pourtant, cette politique est poursuivie jusqu’à la mort de Mao, son initiateur, qui refuse de la mettre en doute. |
Organisation de l'agriculture chinoise |
Pour pallier ce problème, il faudrait financer des infrastructures visant à améliorer le transport des marchandises, moderniser les moyens de production (matériel, engrais, etc.) et, plus largement, l’ensemble de l’agriculture chinoise. Cet objectif paraît difficile à atteindre, en raison de l’absence de réformes et des réductions budgétaires. De même, une réorganisation administrative massive permettrait de mieux réguler le marché et de contrecarrer l’exode rural dû, en grande partie, à la main-d’œuvre pléthorique des 18,67 millions d’entreprises rurales.
En 1995, des révoltes paysannes ont éclaté afin de réagir contre une fiscalité trop lourde et souvent illégale, imposée par des potentats locaux. Source Encarta |
![]() Recherche personnalisée
|