Art des Etats Unis : la peinture américaine
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Carnet Photographique Etats Unis |
La prospérité qui suit la guerre de l’Indépendance favorise à son tour la floraison du portrait en Nouvelle-Angleterre. Les artistes les plus en vue qui reviennent d’Angleterre après la guerre ont été formés par Benjamin West dans le style de l’école néoclassique. Gilbert Stuart est le meilleur portraitiste de la génération d’après-guerre. John Trumbull devient, à son retour, le premier peintre historique de la nation, fixant les grands moments de la guerre dans une série de tableaux dont la Déclaration d’indépendance (1794) et la Bataille de Bunker’s Hill (1789, tous deux à la Yale University Gallery, New Haven, Connecticut) ; des versions plus récentes (1817-1824) sont exposées dans la rotonde du Capitole de Washington. Parmi les artistes de l’époque, il faut également citer le peintre romantique Washington Allston. |
Jusqu’à 1840 au moins, la peinture de portrait est dominée par Thomas Sully (très inspiré par le peintre britannique sir Thomas Lawrence) et Samuel F.B. Morse, probablement le plus talentueux portraitiste romantique de sa génération. Parmi les représentants de la peinture de genre qui apparaît à cette époque, William Sidney Mount (1807-1868) se fait le témoin de la vie quotidienne des fermiers de Long Island (le Marchandage d’un cheval, 1835, New York Historical Society, New York), et George Caleb Bingham peint des scènes de la vie des pelletiers et des bateliers du Mississippi. |
L'Hudson river school |
La peinture de paysage voit le jour vers 1835. Ce courant, le plus vigoureux et le plus original de l’art américain, reste dominant durant une bonne partie du xixe siècle. Le fondateur de la Hudson River School, Thomas Cole, se met à peindre vers la fin des années 1820 des paysages romantiques particulièrement dramatiques, en rupture avec le style en vigueur (basé sur la tradition du xixe siècle et de Claude Lorrain). L’apport original de Thomas Cole réside dans sa vision particulière des étendues sauvages de l’Amérique, notamment au bord des rives de l’Hudson. Entre 1850 et 1870, les peintres de la seconde génération de l’Hudson River School approchent la peinture de paysage avec le réalisme clair de ce milieu de siècle. Se concentrant sur les effets de lumière et d’atmosphère (dans un genre appelé luminisme), ils peignent des tableaux extrêmement détaillés, recourant à une technique précise qui ne laisse pratiquement pas de trace du travail du pinceau. |
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Church, Aurora Borealis |
La figure de proue de cette génération est Frederick E. Church (1826-1900), l’unique élève de Thomas Cole. Sa profonde connaissance de l’histoire naturelle et sa maîtrise illimitée des techniques picturales l’amènent à peindre des paysages spectaculaires (Chutes du Niagara, 1857, Corcoran Gallery, Washington). Le peintre d’origine allemande Albert Bierstadt (1830-1902) se consacre pour sa part à la peinture monumentale et la représentation de paysages des montagnes Rocheuses. À la même époque, la nature morte connaît un regain d’intérêt, de même que les tableaux historiques, entre 1845 et 1860, peints dans le style de l’académie des arts de Düsseldorf où étudient les artistes américains. Le Washington traversant le Delaware (1851, Metropolitan Museum of Art, New York) d’Emanuel Leutze en est un exemple. Une fois encore, les événements de la guerre de l’Indépendance représentent une importante source d’inspiration pour les peintres. "américain, art" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008
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