Histoire des Comores : le processus de réconciliation nationale aux Comores
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Carnet Photographique Comores |
Après trois ans et demi de troubles, un accord-cadre de réconciliation nationale est signé le 17 février 2001 par le colonel Azali Assoumani, les dirigeants séparatistes anjouanais en la personne du colonel Said Abéid Abdérémane, et l’opposition nationale représentée par M. Abbas Djoussouf. Il a pour but de mettre fin à la crise séparatiste et institutionnelle, née de la sécession de l’île d’Anjouan en 1997 et consécutive au coup d'État perpétré à Moroni en 1999 par le colonel Assoumani. Cet accord organise le partage du pouvoir entre le « Nouvel Ensemble comorien » et les îles. Il prévoit la tenue d’un référendum constitutionnel sur les nouvelles institutions et le maintien au pouvoir du chef de la junte militaire, le colonel Azali Assoumani, durant la période de transition. Le putsch militaire qui a lieu en août 2001 dans l’île séparatiste d’Anjouan, renversant le lieutenant-colonel Said Abéid Abdérémane, et la tentative de coup d’État perpétrée par des mercenaires français au mois de décembre suivant ne remettent pas en cause le bon déroulement du référendum sur la nouvelle Constitution, le 23 décembre 2001. |
Approuvée par 77 p. 100 de la population, elle crée une fédération, l’Union des Comores, et accorde à chaque île une large autonomie, conformément à l’accord de réconciliation nationale. Elle prévoit en outre la tenue d’élections libres dans les mois qui suivent son adoption. |
Le 17 mars 2002, une élection primaire est organisée pour retenir les trois candidats qui s’affronteront lors de l’élection présidentielle prévue pour le 14 avril 2002. En vertu de l’accord-cadre de février 2001, les Comores sont dotées d’une présidence tournante tous les quatre ans. La Grande Comore, qui est la première des trois îles à assumer la présidence tournante, organise cette élection primaire. Le colonel Azali Assoumani, chef d'État sortant, y arrive largement en tête devant le colonel Mahamoud Mradabi et le prince Saïd Ali Kemal. Arguant des irrégularités du premier scrutin, les deux principaux candidats de l’opposition boycottent l'élection présidentielle du 14 avril 2002. Avant même la publication officielle des résultats, le colonel Azali Assoumani annonce sa victoire, qui sera ultérieurement confirmée par une commission d’homologation. |
Si le groupe d’observateurs internationaux présent lors du scrutin juge que l’élection s’est « déroulée dans un climat calme », malgré des « incidents divers » et un faible taux de participation, les conditions de validation des résultats du scrutin (d’abord annulé, puis revalidé) ont créé une certaine confusion dans le pays. |
En décembre 2003, un nouvel accord de réconciliation nationale, dit « Accord de transition », est signé à Moroni, sous l’égide du président sud-africain Thabo Mbeki et de l’Union africaine. Il ouvre la voie aux élections des parlements locaux et du Parlement de l’Union, qui se déroulent en mars 2004 – elles donnent la majorité aux partisans des présidents locaux (Camp des îles autonomes, 26 députés) devant le parti du président Azali (Convention pour le renouveau comorien, 6 députés). La mise en place des institutions du « nouvel ensemble comorien » se poursuit avec l’élection présidentielle de mai 2006, remportée par Ahmed Abdallah Sambi, avec 58,27 p. 100 des voix. Ancien chef d’entreprise, surnommé l’« ayatollah » pour avoir suivi des études de théologie en Iran, au Soudan et en Arabie saoudite, il est originaire d’Anjouan, comme le veut la règle de la présidentielle tournante inscrite dans la nouvelle Constitution. "Comores" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009 |
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La Grande Comore. Encarta |
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