Relations de l'URSS avec l'occident
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Carnet Photographique URSS |
L’ensemble de la politique extérieure soviétique est cependant, et avant tout, déterminée par l’évolution des relations entretenues avec les États-Unis et le camp de l’OTAN. Périodes de crise aiguë et de détente se succèdent jusqu’au tournant gorbatchévien de 1985-1989. Après les épisodes tendus de la guerre froide autour de la guerre en Corée et, indirectement, autour de la question indochinoise, la période de la coexistence pacifique assure une détente des relations est-ouest, que vient seulement perturber l’édification du mur de Berlin en 1961. Mais, en 1962, lors de la crise des fusées, la tension redevient paroxystique. |
L’URSS entretient alors d’étroites relations avec le gouvernement révolutionnaire cubain de Fidel Castro, lui ayant notamment promis son aide en cas d’attaque des États-Unis. C’est en partie pour contrer cette implantation provocante que les États-Unis soutiennent le débarquement de la Baie des Cochons en 1961, dans l’espoir de renverser le régime castriste et d’éradiquer la présence communiste dans les Caraïbes. |
Mais en 1962, alors que les relations entre l’URSS et les États-Unis ont déjà été dégradées par l’affaire du U2 (un avion américain a été abattu en mai 1960 au-dessus du territoire soviétique par l’Armée rouge), l’URSS équipe des bases cubaines de missiles d’attaque. Le président américain John F. Kennedy exige leur retrait (octobre) ; Khrouchtchev cède : la crise des fusées constitue un des sommets de la guerre froide et les analystes s’entendent à dire que c’est probablement à cette période que le monde a le plus frôlé le précipice, à deux doigts de plonger dans une troisième guerre mondiale, une guerre nucléaire. La crise apaisée, la coopération entre conseillers et soldats soviétiques et cubains se poursuit, au grand dam des États-Unis (mais avec une orientation plus impérialiste que provocatrice), puis Cubains et Soviétiques soutiennent ensemble des régimes marxistes, comme en Angola en 1976. |
La question de l'armement |
Mais dès avant la crise cubaine, l’URSS et les États-Unis ont pris langue autour de la question essentielle du désarmement. En 1954 puis en 1959, l’Union soviétique propose un désarmement total. Cette proposition échoue lorsqu’elle s’oppose aux dispositions de vérification des accords. En 1960, elle annonce une réduction d’environ un tiers de sa puissance militaire et en demande autant au camp adverse. |
Toutefois, les nations occidentales refusent de suivre une telle proposition sans que l’URSS accepte les contrôles. L’année même, Khrouchtchev se retire de la conférence au sommet de Paris sur la sécurité européenne et la question de Berlin au prétexte du scandale de l’affaire du U2. Le problème de la limitation bilatérale des armements reste pourtant crucial et c’est autour de la question de la non-prolifération nucléaire que l’URSS accepte enfin de négocier. En 1963, l’année même où est installé le « téléphone rouge » entre la Maison-Blanche et le Kremlin, l’URSS signe un accord avec les États-Unis et le Royaume-Uni interdisant tous les essais nucléaires à l’exception des essais souterrains. Elle rejoint également les États-Unis en acceptant de garder l’espace dépourvu de tout armement. |
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Castro et Khrouchtchev |
En 1968, l’URSS signe cette fois un traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (avec la Grande-Bretagne et les États-Unis) et rouvre la porte aux négociations directes. En témoignent la visite de Richard Nixon à Moscou en 1972, puis la rencontre Brejnev–Ford au sommet de Vladivostok (1974). Dans la même logique, une série de pourparlers sur la limitation des armes stratégiques (dits accords « Salt ») entre les deux superpuissances, entamés en novembre 1969 à Helsinki aboutissent à des accords en mai 1972, novembre 1974 et mai 1976 notamment, qui tous limitent le nombre de missiles et de sites de tir. "URSS" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2009 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
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