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Le Salvador vers la paix et la démocratie
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Les négociations de paix entre le gouvernement et le FFMLN, entamées par Duarte, se poursuivent après l’élection, en 1989, du candidat de l’Arena, Alfredo Cristiani. Les deux parties acceptent la médiation des Nations unies et, après de longs mois de négociations difficiles, signent des accords de paix sous l’égide de l’ONU en janvier 1992 (traité de Chapultepec). La fin de la guerre est officiellement proclamée en décembre 1992. En vertu des accords de paix, les forces rebelles acceptent de déposer les armes et de prendre part au processus politique ; elles se joignent à une coalition de partis baptisée Convergence démocratique.

La transition vers une réconciliation nationale et la démocratie connaît des heurts tout au long de l’année 1993, mais des élections ont lieu comme prévu en avril 1994. Armando Calderón Sol, dirigeant de l’Arena, est alors élu à la tête de l’État. Aux élections législatives et municipales de mars 1997, l’Arena recule au profit du FFMLN et ne garde qu’une étroite majorité relative. Le FFMLN remporte plusieurs dizaines de municipalités dont la capitale San Salvador.

En octobre 1998, le pays est durement touché par le cyclone Mitch. Malgré les scandales qui ont émaillé la présidence d’Armando Calderón et le climat de mécontentement et d’insécurité qui règne dans le pays, le candidat de l’Arena, Francisco Flores, remporte, en mars 1999, l’élection présidentielle, résultat contesté par son adversaire l’ex-guérillero Facundo Guardado du FFMLN.

En janvier et février 2001, le Salvador est frappé par deux tremblements de terre. Le premier séisme, d’une magnitude de 7,6 sur l’échelle de Richter, est le plus violent séisme survenu en Amérique centrale depuis vingt ans. La plupart des victimes sont ensevelies par des glissements de terrain, notamment à 12 km de la capitale — qui est pour sa part épargnée. Près d’un cinquième de la population est touchée et le bilan humain s’élève à 1 200 morts.

Le coût de la reconstruction du pays, malgré l’aide internationale, ajouté à celui de la réforme des retraites et à la chute du cours du café, influencent fortement l’économie du pays et freinent la dollarisation mise en place en janvier 2001. L’augmentation des dépenses publiques et l’accroissement de la dette affaiblissent la politique du gouvernement.

En 2003, les élections législatives confirment le mécontentement populaire, avec 58,45 p. 100 d’abstention, et la montée du Front Farabundo Martí pour la libération nationale (FMLN, gauche), qui obtient 31 des 84 sièges de l’Assemblée, devançant ainsi l’Arena du président Francisco Flores, qui n’obtient que 28 sièges.

L’élection présidentielle de 2004 est cependant remportée par le candidat de l’Arena, Elías Antonio Saca (dit Tony Saca), un ancien commentateur sportif, face à Schafik Handal, ex-commandant de la guérilla du FMLN (35,63 p. 100 des voix), à l’issue d’une campagne marquée par la peur de voir le pays dirigé par un ex-guérillero. La politique d’alliance avec les États-Unis se traduit par la ratification en décembre 2004 de l’Accord de libre-échange États-Unis-Amérique centrale (CAFTA) et par le fait que le Salvador est le dernier pays latino-américain à maintenir un contingent militaire en Irak en 2005. Lors du scrutin législatif de mars 2006, l’Arena obtient 34 députés (+ 7) devant le FMLN qui en a désormais 32, ce qui oblige le président à s’allier avec le Parti de conciliation nationale (PCN) qui dispose de 10 élus. "Salvador" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008
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Elías Antonio Saca
Elías Antonio Saca. Encarta
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