La littérature allemande du 18ème : Sturm und Drang
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Le philosophe et écrivain Johann Gottfried Herder est la figure dominante du Sturm und Drang, mouvement qui emprunte son nom à la pièce Sturm und Drang (1776) de Friedrich Maximilian von Klinger. Les membres du groupe, parmi lesquels figure en premier lieu Jakob Michael Reinhold Lenz, auteur de la comédie grotesque le Précepteur (1774) et du drame les Soldats (1776), abandonnent le rationalisme et le souci de la forme empruntés au classicisme français, et notamment à son théâtre. Ils rejettent également l’imitation des classiques grecs et latins, et les thèmes empruntés à la mythologie, en faveur d’une inspiration populaire, plus susceptible selon eux de nourrir une poésie originale. |
Influencés par les études de Herder sur les peuples primitifs et sur la culture populaire, ils cherchent alors leur inspiration dans la culture du petit peuple allemand et en particulier dans le Volkslied. Herder tire lui-même les conséquences des principes qu’il a exposés dans ses Fragments sur la littérature allemande moderne (1767), pour défendre la cause du sensualisme esthétique et démontrer que la poésie doit nécessairement rendre compte de l’époque, du milieu et de la société dans lesquels vit l’artiste. Le Sturm und Drang est donc synonyme d’exaltation de la personnalité et de sensualisme. Le désir d’émancipation de ses représentants se manifeste dans des poèmes et des pièces de théâtre construits autour de personnages individualistes, possédés par des émotions incontrôlables et engagés dans des conflits qui les dépassent. "Littérature allemande" Encyclopédie Microsoft® Encarta |
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Friedrich Maximilian von Klinger |