Carnet photographique

La végétation en France

Carnet photographique : la France
14/09/11

La végétation française : une grande diversité

La France métropolitaine se caractérise par une grande richesse botanique, allant des lichens et des mousses de type arctique et alpin à des espèces semi-tropicales comme les oliviers et les orangers. Au début du néolithique, la quasi-totalité du territoire était probablement recouverte de forêts, qui ont progressivement disparu dans le cadre d’un processus plus ou moins continu de défrichements. La forêt française (taillis, futaie), dominée par les bois durs, couvrait 16 millions d'hectares en 2005, soit 28,3 p. 100 du territoire, ce qui fait de la France l’une des plus grandes réserves forestières d’Europe (28 p. 100 de la couverture forestière européenne). Elle est constituée à 61 p. 100 de feuillus (chênes, hêtres, peupliers), à 29 p. 100 de résineux et à 10 p. 100 de forêt mixte en voie d’enrésinement. La France présente deux grands domaines végétaux, en étroite relation avec le climat : le domaine bioclimatique méditerranéen et le domaine bioclimatique océanique, aux nuances variées pour l’un comme pour l’autre, notamment lorsqu’ils interfèrent avec le domaine montagnard.


Le domaine bioclimatique méditerranéen

La France océanique, caractérisée par une végétation naturelle de forêt à feuilles caduques développées sur des sols brun forestier, est le domaine de la chênaie (35 p. 100 de la surface forestière) et de la hêtraie. Le nord de la France présente des variétés de chênes sessiles ou pédonculés, souvent mélangés au hêtre. Le chêne pubescent domine en Aquitaine et dans la vallée du Rhône. Le hêtre est surtout présent dans les régions soumises au climat océanique maritime (Bretagne, Normandie), caractérisé par de fortes précipitations. Parmi les autres essences figurent le bouleau, les charmes, les châtaigniers et les noyers, ainsi que les résineux, héritage de paléoclimats plus froids du quaternaire (Picardie). La dégradation des forêts atlantiques a par ailleurs donné naissance à une végétation basse de lande océanique (bruyère, genêts, ajoncs) évoluant sur des sols lessivés.

La végétation méditerranéenne
Plantes en France. Photo E. Buchot

La végétation du domaine méditerranéen présente une adaptation au climat, caractérisé par la sécheresse estivale et par la chaleur : feuilles et tiges protégées d’une couche cireuse, écorces épaisses, rameaux courts, épines ou petites feuilles, longues racines pénétrant profondément dans le sol à la recherche de l’humidité, etc. La végétation climacique y est une forêt dominée par les chênes verts (yeuseraie), caractérisée par de petites feuilles sempervirentes. Les autres espèces sont le pin (pin parasol, pin d’Alep), le châtaignier, le chêne-liège, l’olivier, les bruyères, le laurier, le lentisque, la lavande ou encore le ciste.


La forêt méditerranéenne

La forêt méditerranéenne actuelle est une forme très dégradée de la forêt climacique, à l’image des formations basses qui constituent le maquis ou la garrigue. Développé sur un sol généralement siliceux (massifs anciens), le maquis (Corse, Estérel, Maures) se caractérise par une végétation buissonnante, très difficilement pénétrable, composée d’arbustes serrés (arbousier, châtaignier, bruyère arborescente, ciste, olivier sauvage). La garrigue (romarin, lavande, thym, chêne kermès), développée sur des sols calcaires, présente une couverture végétale beaucoup plus ouverte. Les conditions climatiques (sécheresse, vents violents, sols squelettiques) rendent la forêt méditerranéenne très fragile et particulièrement exposée aux incendies. © Ecrit par et Encarta